avr
2008
Tribune d’avril 2008
La hausse des prix et le blocage des salaires, ajoutés à la hausse des prélèvements et au déremboursement d’un grand nombre de médicaments ont entraîné une diminution du pouvoir d’achat des salariés et des retraités.
C’est un printemps maussade pour les Français et les Sartrouvillois.
La droite a perdu les élections mais le Président de la République n’en a pas tiré les conséquences qui s’imposent, et encourage la poursuite d’une politique économique et sociale qui affaiblit la France.
La dernière trouvaille pour diminuer la dette de l’état qui a explosé avec les cadeaux fait aux plus fortunés, comme le bouclier fiscal, est de supprimer des postes de fonctionnaires. Et pas n’importe lesquels : les enseignants. Dès la rentrée 2008, plus de 8 500 postes seront supprimés dans l’éducation !
D’un côté on parle de lutter contre l’échec scolaire et de l’autre côté, on supprime des enseignants. Un grand nombre de postes d’enseignants spécialisés pour les enfants en très grande difficulté disparaîtront dès la rentrée prochaine.
Dans le primaire, ce sont deux heures de cours par semaine en moins mais des matières en plus à enseigner.
Dans les collèges et les lycées on se dirige vers des classes à 35 ou 40 élèves mais le ministre nous affirme, sans sourciller, que la qualité de l’enseignement n’en pâtira pas !!
Avec les élèves, les lycéens, les professeurs et les parents d’élèves, nous nous opposons à ces mesures qui ne pourront qu’aggraver les situations d’échec scolaire, déjà trop nombreuses dans nos écoles et lycées.
Révelyne Chabrun

