Section de Sartrouville

Archives appartenant à la catégorie 'La vie municipale'

13
mai
2010

Plan Local de l’Habitât Intercommunal – Intervention de Révelyne CHABRUN au conseil municipal

Lors du conseil municipal du 15 avril 2010, nous allons devoir nous prononcer sur le PLHI de la CCBS.

Nous regrettons que ce projet très important pour nos communes n’ait pas été présenté et étudié en commission voire en conseil municipal extraordinaire, comme cela a été le cas dans d’autres communes. Nous souhaitons malgré tout donner acte à M. Murez, Président de la CCBS, pour la présentation qu’il a faite à un groupe d’élus d’opposition des 7 communes de la CCBS le 9 mars dernier.
A cette occasion, nous avons pris connaissance des fiches actions, sans toutefois que nous soient communiqués les éléments du diagnostic préparatoire au PLHI et le « Porter à connaissance » du Préfet. A notre demande, M. Murez nous a fait parvenir ces documents dans les 48 heures qui ont suivi cette réunion, nous l’en remercions.

A l’étude de ces documents nous constatons :

- Que l’obligation de concertation n’a été respectée qu’à minima auprès de quelques associations mais aucun élu d’opposition n’a été invité à participer à ces réunions, pas plus que le public n’a été informé par quelque moyen que ce soit. De ce fait, les besoins réels de la population en matière de typologie d’appartements n’ont pu être exprimés et donc pris en compte.
- Que les éléments du diagnostic, qui datent au mieux de 2006, (la plupart de 1999 et même certains de 1978 !), n’ont pas été réactualisés et que plusieurs études n’ont pas été menées à bien : fiche 3 (1/4) et fiche 5 (6/8), diagnostic sur l’habitât indigne. La non actualisation de ces chiffres entraine une fausse image de la situation réelle tant en nombre qu’en qualité de logements.
- Que, alors que le « Porter à connaissance » préconisait une augmentation du nombre de constructions de nouveaux logements de 1.5% à 2% par rapport au point mort, ce nombre a été, après discussion entre la CCBS et les services de l’Etat, ramené à 0.7% dans le PLHI.
Cette mesure traduit un manque d’ambition certain et risque, à terme, de ne pas couvrir les besoins endogènes en logements. D’où le risque dans les prochaines années d’un déclin démographique et d’un vieillissement de la population de la CCBS, déjà bien amorcés par rapport à la moyenne départementale. En effet, l’indice de jeunesse, qui est le rapport entre la population de moins de 20 ans et la population de plus de 60 ans est de 1,49% pour le territoire de la CCBS (1.71% à Sartrouville) contre 1,76% dans les Yvelines.
- Que, malgré un déficit repéré en places d’hébergement d’urgence (actuellement 26 places alors que le loi DALO nous fait obligation de 1 pour 1000 habitants soit 168 sur le territoire de la CCBS), seules 82 places seraient créées.
- Que, bien que d’après le diagnostic, près de 60% des ménages de la CCBS soient éligibles à l’accession à un logement social, le nombre de constructions de logements sociaux prévues entre 2010 et 2015 (durée de validité du PLHI) est largement insuffisant pour répondre à la demande. De plus, nous ne constatons aucune prise en compte de l’échéance de 2020 pour l’atteinte des objectifs de la loi SRU (art.55). Certaines communes de la CCBS préférant payer les pénalités plutôt que de respecter la loi.
- Que les mesures en termes de protection de l’environnement, de consommation d’espaces sont quasiment inexistantes.
- Qu’aucun diagnostic du logement indigne n’est prévu
- Qu’aucune analyse du déficit des flux de population et de recherche des changements structurels n’est faite
- Que l’implication budgétaire est très insuffisante : 6 à 7 M€ pour la CCBS, soit 2% de son budget !

Nous proposons donc :

- La prise en compte de l’objectif 2020 de la loi SRU (art.55) avec augmentation de la part du logement social dans le PLHI, notamment dans les communes dont le parc de logements sociaux est inférieur à 20% (5 communes sur 7 au sein de la CCBS). En effet, au rythme de constructions prévu dans le PLHI, il faudra encore près d’un quart de siècle pour être conforme à une loi votée il y a plus de 20 ans.

- La réalisation, d ‘ici 2015, d’au moins 50 places supplémentaires d’hébergement d’urgence afin d’atteindre le nombre de 168 logements prévus, répartis sur tout le territoire de la CCBS, avec en particulier la construction d’une résidence pour femmes seules avec enfants.

- L’obligation de réaliser au moins 20% de logements sociaux dans toute opération de plus de 1 000m²de SHON, qui même si elle ne permet pas de rattraper le retard de certaines communes, empêche de l’aggraver et permet de partager le coût d’un foncier cher et de créer une vraie mixité sociale.

- Une augmentation du nombre de logements PLAI, en effet, seulement 15% de l’effort y est consacré alors que près de 30% des ménages de la boucle y sont éligibles.

- La mobilisation du parc privé et la réhabilitation des bâtiments vétustes par un soutien financier

- Le soutien à la rénovation thermique du bâti existant, et pour les nouvelles constructions, imposer une limitation de la consommation énergétique à 50KwH/m²

- Une implication budgétaire à hauteur de 5 à 8% du budget de la CCBS afin de résoudre une des crises majeures que nous traversons.

Le rôle d’un PLHI est de construire un avenir pour les 6 prochaines années et il doit donc fixer les règles essentielles de ce que sera la CCBS dans 6 ans, c’est dans ce sens que vont nos propositions.

08
avr
2010

La rénovation du Plateau

« Une nouvelle vie pour nos quartiers» (Sartrouville supplément n°2)

Oui, mais laquelle et à destination de qui ?

L’ensemble de ces rénovations ne poursuit qu’un seul objectif : changer la sociologie des habitants du plateau.

513 logements détruits à Sartrouville, 197 logements seront reconstruits à Chatou, Croissy et Houilles, villes où la loi SRU (solidarité renouvellement urbain) imposant 20% de logements sociaux n’est pas appliquée. Monsieur le maire pense que 30% à Sartrouville c’est beaucoup trop ! Heureusement ils étaient déjà là avant son arrivée… mais cela explique peut être sa frénésie de démolitions.

Le Programme Local de l’Habitat Intercommunal (PLHI) validé par la CCBS (communauté des communes de la boucle de la seine) indique pour les 6 années à venir pour Sartrouville les constructions suivantes :

844 en Privé pur soit 65%
304 en Locatif social soit 23%
153 en Accession aidée soit 12%

Les chiffres parlent d’eux-mêmes !

Tout au long de ces rénovations, le développement économique n’est pas pris en compte. Le déséquilibre dans la répartition des professionnels entre le centre ville et le plateau ira en s’aggravant.

Nos enfants ne pourront plus habiter dans la ville où ils sont nés et où ils ont leurs attaches. Premièrement parce qu’il n’y a pas de logements T1 et T2 prévus pour eux et deuxièmement, le niveau des loyers proposés leur sera inaccessible.

« La place Alexandre Dumas futur cœur du plateau » Un cœur sans poumon économique ne vit pas longtemps et la qualité de vie tant promise par monsieur le maire ne sera pas au rendez vous.

Un projet sans aucune ambition, nous aurions construit l’avenir pour les habitants actuels et pour les générations futures.

Jacques VITRAC Agir pour Sartrouville
Parti Socialiste jacques.vitrac5@orange.fr

30
mar
2010

Enquête publique Espaces publics et voiries, Quartier des Indes

Ce dossier d’enquête présente de grands enjeux, à court terme, et à moins court terme, mais ne donne de réponses que pour les travaux 2010 de voies publiques. Ce n’est qu’une partie seulement du quartier. Rien n’est montré du projet global d’aménagement du quartier, de la réalisation de l’ensemble du projet ANRU, ni des évolutions envisagées pour les années à venir. Il n’aborde pas les autres projets actuels du Logement Francilien (réhabilitation, résidentialisation, …) ni les autres équipements comme les locaux associatifs de quartier envisagés dans le Projet ANRU.

Le dossier comporte des plans et descriptions pour la création d’une voie à la place des tours prolongeant la promenade Maxime Gorki, depuis l’avenue de l’Europe jusqu’à le rue Lakanal à coté de l’école Desnos. Cette voie est constituée d’une rue, mais aussi de zones paysagères et d’une zone de jeux d’enfants. Une voie transversale étendant la rue Romain Rolland est refaite. Les plans et descriptions des équipements sont limité au strict périmètre de la voirie publique.

La concertation : absente ?
Quelle concertation a été menée ? Y a-t-il eu une recherche d’expression des besoins, en dehors de 2 ou 3 réunions de présentation de plans au moment des élections ?
Les aménagements n’ont été conçus que avec les architectes et les paysagistes. Alors que ce type d’aménagements aurait mérité une concertation avec les habitants.
Les habitants n’ont pas été vraiment invités à exprimer leurs besoins depuis le dossier d’impact qui est daté de janvier 2009. Pas de réunions de concertation, pas d’affichage dans le quartier, pourtant il y avait le temps en une année ! Pas d’exposition sur place à l’occasion de l’enquête publique.
Une vraie concertation était l’occasion de montrer que ce projet pouvait être fait pour les habitants et non contre eux, comme ils peuvent vivre la démolition des tours.

Les questions à se poser ?
Elles sont toutes liées aux enjeux et aux études annoncés par la commune, mais dont rien n’est dit 5 ans après le début du projet ANRU de 2005.
Il est remarquable que les ambitions, décrites dans les 10 enjeux, ne sont pas atteintes avec ces travaux, ni même annoncées pour une réalisation prochaine. Or ces travaux sont la déclinaison du plan ANRU. En 5 ans, est ce que les études ont pu être faites ? Ont elles abouti ?

Ce dossier annonce clairement des études pour d’une part construire d’autres logements ou équipements dans certains terrains libérés, d’autre part faire évoluer l’occupation des logements en « diversifiant ». Rien n’est présenté sur les conclusions ou l’avancement de ces études. Il serait intéressant de savoir ce que la commune peut conclure de ces études.

● Est ce que les équipements prévus au programme ANRU d’origine seront bien réalisés ? Notamment les locaux associatifs ?
● Le débouché de la voie nouvelle Est Ouest bute sur une rangée de pavillon le long de la limite de commune avec Argenteuil, elle ne rejoint pas la route départementale. Est ce conforme aux enjeux 2 et 3 (interfaces avec les voiries départementales, Argenteuil et les quartiers avoisinants) annoncés par la commune dans le dossier ? Pourquoi n’est ce pas abordé dans le dossier ?
● Quelles sont les orientations de programmes bâtis proposés suite à l’étude ? Où sont les terrains avec les nouveaux immeubles étudiés ? Qu’envisage la commune comme nouvelles constructions ? Sur quels emplacements ?
● Quelles seront les mesures du Logement Francilien pour la diversification résidentielle de ses logements, suite à l’étude annoncée ? Que préconise la commune ?

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ANNEXE – Le Dossier présenté

Il comporte une Etude d’impact et une Notice paysagère qui donnent 10 enjeux comme objectif aux modifications dans ce quartier avec des réalisations selon 2 échéances :

● les 10 enjeux annoncés – extrait :
1. la traversée de la l’axe public Est Ouest dans le quartier des Indes,
2. la redéfinition de l’interface avec la départementale, une nouvelle façade de Sartrouville sur Argenteuil
3. la planification des débouchés et raccordements des voies périphériques sur le réseau interquartier et intercommunal en adéquation avec les futurs pôles d’échange,
4. la requalification des voies périphériques avec la mise en place des façades des nouvelles entités sur rue, de nouveaux points d’entrée du quartier,
5. l’insertion des transports en commun dans le quartier des Indes,
6. la pérennisation d’une trame viaire et foncière qui offre une opportunité d’évolution souple du parc résidentiel,
7. la définition des potentiels mutables,
8. la mise en place d’une composition viaire et paysagère,
9. la structuration du parcours entre les différentes polarités du site,
10. l’intégration et l’articulation de l’îlot des écoles avec les différentes dessertes publiques du secteur.

● Les 2 échéances annoncées – extrait :
 un projet à court terme à échelle locale
■ en cohérence avec les actions projetées dans le programme ANRU :
● les démolitions prévues d’ici 2009,
● la mise en place d’un maillage urbain et de 2 dessertes locales traversant le quartier,
● la création d’une trame verte d’espaces publics
● la coordination avec les réhabilitations du Logement Francilien,
■ en présentant les potentialités d’évolution ultérieures du quartier.
 une réflexion à long terme dans le cadre de la mission 1 à l’échelle territoriale de l’évolution du quartier définit :
■ des orientations, des prescriptions, voire des opérations identifiées sur les terrains mutables et les programmes bâtis pouvant être mis en place,
■ des axes d’action à proposer au Logement Francilien ( diversification fonctionnelles et résidentielles de son patrimoine )
■ des éléments de développement et de désenclavement du quartier dans le but d’améliorer son fonctionnement et sa cohérence avec les projets des villes des territoires avoisinants,
● ZA des Sureaux,
● les entrées de quartier depuis les grands axes de desserte et son évolution induite par les nouvelles infrastructures de transport en commun.
● Les franges d’Argenteuil.

20
fév
2010

Rénovation du Plateau :

L’ANRU : Un programme de plus de 180 millions d’euros

Amélioration  pour les habitants actuels ou mutation vers une  autre population ?

Révelyne Chabrun, Jacques Vitrac

04
oct
2009

« Polémique sur le financement du lycée catholique »

Ce titre d’un article du Parisien en date du 03/09/09 est non seulement contraire à la réalité des faits mais également complice d’une manipulation.

Monsieur Fond, maire de Sartrouville, use et abuse de ce procédé pour détourner les regards et ne pas reconnaître sa responsabilité dans ses choix de gestion de la ville de Sartrouville.
L’installation d’un lycée se fait sous l’autorité de la région responsable du nombre et du lieu d’implantation des lycées publics ou privés. La région a voté à l’unanimité l’ouverture de ce nouvel établissement et nous aurions fait la même chose si nous en avions eu la responsabilité
En revanche, il y a eu polémique sur le paiement par la ville de Sartrouville de la clôture du terrain Thales, car trop c’est trop.
L’arrivée de ce lycée confessionnel coûte aux contribuables Sartrouvillois plus de 800 000 euros (accès routier, éclairage, assainissement, sécurité…). Cette route et cette clôture servent uniquement au lycée quoique en dise monsieur le maire. La meilleure preuve en est bien la grille qui en interdit l’accès en dehors des heures d’ouverture du lycée.
La réalité est bien celle-ci : les Sartrouvillois paient avec leurs impôts une route et son éclairage, l’assainissement et la clôture d’un terrain et d’une construction privés, alors même que la très grande majorité des étudiants vient des autres communes !
Quant à qualifier la gauche de « forme de sectarisme » et dire qu’elle veut « rallumer la guerre école publique/école privée » Monsieur le Maire, c’est d’une part mensonger et manipulateur des esprits et d’autre part irrespectueux envers les élus de « Agir pour Sartrouville » qui oeuvrent d’une manière responsable et constructive à la vie de la cité.
Jacques Vitrac

16
sept
2009

Nous voulons des actes, pas des paroles !

La crise financière, économique et sociale que nous subissons depuis plusieurs mois s’amplifie et ses effets provoquent de plus en plus de dégâts, notamment parmi les plus démunis de nos concitoyens.
Le chômage continue d’augmenter au rythme des restructurations, des délocalisations et des fermetures d’entreprises qui bien souvent ont bénéficié d’aides publiques.
Cette crise aurait pu être interprétée comme une invitation à transformer le système et non comme une simple défaillance. Elle aurait pu permettre de remettre le politique au-dessus de l’économique et de fonder une société où l’humain retrouverait toute sa place, à condition de redonner pleinement à la puissance publique tout son rôle régulateur.
La première leçon, et la période qui vient de s’écouler le montre bien : il ne peut y avoir de développement et de protection des citoyens sans une puissance publique forte. A elle seule, la main invisible chère aux libéraux ne peut ni assurer la justice sociale ni, nous en avons la démonstration, le fonctionnement même de l’économie.
Et que fait le gouvernement de M. Sarkozy pour améliorer la situation précaire de beaucoup de Français ? Il supprime plus de 13 000 postes de professeurs, augmente les tarifs de l’électricité, lance son projet de privatisation de la poste, projette d’augmenter le forfait hospitalier… toutes mesures qui rendent encore plus difficile notre vie quotidienne.

Pourtant, presque chaque jour, le rôle de l’Etat est fortement rappelé, dans tous les médias, tout comme la nécessité de réguler le marché et de refondre le capitalisme. De belles paroles, mais où sont les actes ? Depuis plus d’un an, nous n’assistons qu’à une  dérégulation et au renforcement d’un libéralisme qui créé et renforce les inégalités, que ce soit en matière économique ou de législation sociale.

Nous ne voulons plus de belles paroles, nous voulons des actes, des mesures qui atténuent la pression de cette crise et améliorent la vie des Français

Révelyne CHABRUN

 

 

 

 

 

08
oct
2008

Crise financière ou récession sociale ?

 

L’activité économique s’affaiblit en France. Pour la majorité des salariés, des retraités, des privés d’emploi, la réalité est là : le pouvoir d’achat ne cesse de diminuer.

Contrairement aux raisons invoquées par le gouvernement : la hausse des prix des matières premières, le niveau élevé de l’euro par rapport au dollar et la crise financière éclatée aux Etats-Unis, nous sommes devant une crise structurelle.

Pour augmenter la rentabilité du capital, les entreprises mettent la pression sur les travailleurs : elles suppriment des emplois malgré les bénéfices, elles s’opposent à la hausse des salaires, elles développent la précarité et elles n’investissent plus suffisamment.

La faiblesse de l’activité économique en France a surtout des causes internes. Il est impératif de prendre des mesures spécifiques pour remédier particulièrement à trois faiblesses : celle de la consommation et de l’investissement, celle de l’emploi et, enfin celle du pouvoir d’achat.

Cessons de socialiser les pertes et de privatiser les bénéfices !

L’augmentation seule du niveau du pouvoir d’achat permettrait de relancer l’économie française.

Nos concitoyens en sont conscients : ils sont 82% à critiquer la politique du gouvernement de Monsieur Sarkozy qui ne fait rien pour améliorer leur pouvoir d’achat.

Jacques VITRAC

Parti Socialiste

« Agir pour Sartrouville »

23
sept
2008

« Si vous trouvez que la culture coûte trop cher, essayez l’ignorance ! »

Derek Bok, ancien président d’Harvard, rappelait que tout a un coût mais que certains secteurs doivent être l’objet de toutes les attentions des politiques : l’éducation et la culture.

A Sartrouville, dans le droit fil de la politique actuelle du gouvernement, la majorité UMP applique une politique minimaliste: les subventions aux associations ou organismes culturels sont gelées depuis 1995, ce qui a consisté à les diviser par deux compte tenu de l’inflation. C’est notamment le cas du Centre Dramatique National (Théâtre Jacques Brel) qui, pour respecter son cahier des charges, c’est-à-dire essentiellement la production de spectacles de théâtre, doit restreindre ses possibilités d’achats de spectacles coûteux.

Autre exemple, contrairement à ce qui est affiché dans les discours,  la Municipalité organise la stagnation de l’Ecole Municipale des Arts (EMA). Tout est fait pour que le nombre d’utilisateurs n’augmente pas : diminution des heures de cours dans les trois départements, nouveaux locaux des Arts Plastiques à Gagarine dimensionnés à minima, devant fonctionner sans personnel d’accueil, ni information auprès des futurs riverains. Aucun secrétariat n’est prévu dans les locaux de Gagarine, les élèves devront donc s’inscrire dans les locaux actuels et suivre des cours ailleurs.
Dans le même temps, le conseil municipal a voté des hausses de tarifs importantes pour les adhérents de l’EMA : +33% pour les frais d’inscription (de 9 à 12€), +6% environ (parfois plus) pour les activités de danse, musique et arts plastiques. Si la municipalité veut aligner les tarifs pour les non-Sartrouvillois sur ceux pratiqués dans les autres communes, pourquoi pas ? Mais pourquoi pénaliser les habitants de Sartrouville par des hausses de tarifs importantes? Cette année, le tarif trimestriel pour un élève qui suit un cours de formation musicale (cours collectif de solfège) et un cours d’instrument (cours individuel de 30mn pour les élèves de 1er cycle) est de 102 € par trimestre, sans qu’aucun tarif dégressif ne soit proposé en fonction des revenus de la famille, ou en fonction du nombre de personnes de la même famille inscrites à l’EMA. Les élus de la liste Agir pour Sartrouville ont voté contre ces hausses de tarifs et ont demandé que des tarifs dégressifs soient proposés par l’EMA  pour les familles ayant plusieurs enfants ou adultes fréquentant les cours de musique, arts plastiques ou danse. Compte tenu des tarifs actuellement pratiqués, peut-on dire que la culture est accessible à tous ?

Le Maire dit régulièrement que Sartrouville est une ville pauvre, elle est surtout dépourvue d’ambition, donc sans dynamisme et par voie de conséquence effectivement paupérisée économiquement. La culture en est un dramatique exemple : une médiathèque construite en S.C.I. (donc sans possibilité d’obtenir de subventions de la Région), coincée entre une agence immobilière et des appartements privés; la petite salle pour le théâtre, projet prioritaire du Ministère de la Culture en 2002, et financé essentiellement par l’Etat, attend toujours de voir le jour, ce qui aurait permis de réduire les coûts de fonctionnement de Jacques Brel et de libérer la salle Gérard Philippe pour les besoins d’autres utilisateurs (théâtre amateur, spectacles de danse, de musique, fêtes des différentes associations…) ; la rénovation de l’EMA (Musique et Danse) promise en 2000 verra peut-être le jour ….en 2014 ? ….et quand parlera-t-on d’un vrai projet de salle d’exposition dans les locaux de l’ancienne Eglise St Paul? Sans parler des arts du cirque totalement absents à Sartrouville, de l’absence de manifestations culturelles d’envergure qui permettent à Sartrouville d’être une ville connue et reconnue.
Un projet culturel ne se gère pas de la même façon qu’une opération de promotion immobilière !
Le problème du financement de la culture n’est pas nouveau et la volonté de limiter des éventuels gaspillages est légitime.  Mais comme le disait Victor Hugo, nous devons résister à ces bien maigres économies qui causeront de bien grands dégâts.

Sylvie Piéjus
, Conseiller Municipal

04
avr
2008

Tribune d’avril 2008

La hausse des prix et le blocage des salaires, ajoutés à la hausse des prélèvements et au déremboursement d’un grand nombre de médicaments ont entraîné une diminution du pouvoir d’achat des salariés et des retraités.

C’est un printemps maussade pour les Français et les Sartrouvillois.

La droite a perdu les élections mais le Président de la République n’en a pas tiré les conséquences qui s’imposent, et encourage la poursuite d’une politique économique et sociale qui affaiblit la France.

La dernière trouvaille pour  diminuer la dette de l’état qui a explosé avec les cadeaux fait aux plus fortunés, comme le bouclier fiscal, est de supprimer des postes de fonctionnaires. Et pas n’importe lesquels : les enseignants. Dès la rentrée 2008, plus de 8 500 postes seront supprimés dans l’éducation !

D’un côté on parle de lutter contre l’échec scolaire et de l’autre côté, on supprime des enseignants. Un grand nombre de postes d’enseignants spécialisés pour les enfants en très grande difficulté disparaîtront dès la rentrée prochaine.

Dans le primaire, ce sont deux heures de cours par semaine en moins mais des matières en plus à enseigner.

Dans les collèges et les lycées on se dirige vers des classes à 35 ou 40 élèves mais le ministre nous affirme, sans sourciller, que la qualité de l’enseignement n’en pâtira pas !!

 Avec les élèves, les lycéens, les professeurs et les parents d’élèves, nous nous opposons à ces mesures qui ne pourront qu’aggraver les situations d’échec scolaire, déjà trop nombreuses dans nos écoles et lycées.

Révelyne Chabrun

16
mar
2008

Intervention au conseil municipal du 16 mars 2008

Monsieur le Maire,

Je veux tout d’abord vous féliciter pour votre élection. Je voudrais également remercier les Sartrouvilloises et les Sartrouvillois qui ont accordé leur confiance à la liste de la gauche unie que j’ai menée.
Les conseiller municipaux du groupe « Agir pour Sartrouville » seront soucieux de l’intérêt général et de l’avenir de tous les Sartrouvillois. Nous serons une opposition constructive et vigilante qui fera des propositions pour l’amélioration de la vie de nos concitoyens.
Nous ne doutons pas que vous allez très rapidement mettre en place des commissions dont nous souhaitons qu’elles soient ouvertes à l’opposition. Nous souhaitons également qu’elles se réunissent régulièrement et soient de vrais lieux d’échanges et de débats entre la majorité et l’opposition.

Mais pour mener à bien notre travail d’élus, nous devons disposer des moyens nécessaires. C’est pourquoi nous vous demandons de mettre à notre disposition un bureau dans lequel nous pourrons nous réunir et tenir des permanences pour recevoir les Sartrouvillois qui souhaiteront nous rencontrer.

Nous aurons des confrontations d’idées, de projets , mais nous souhaitons qu’elles se déroulent dans la sérénité , le respect des personnes et des convictions de chacun.

Révelyne Chabrun

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