Section de Sartrouville

Archives appartenant à la catégorie 'Les Tribunes'

08
avr
2010

La rénovation du Plateau

« Une nouvelle vie pour nos quartiers» (Sartrouville supplément n°2)

Oui, mais laquelle et à destination de qui ?

L’ensemble de ces rénovations ne poursuit qu’un seul objectif : changer la sociologie des habitants du plateau.

513 logements détruits à Sartrouville, 197 logements seront reconstruits à Chatou, Croissy et Houilles, villes où la loi SRU (solidarité renouvellement urbain) imposant 20% de logements sociaux n’est pas appliquée. Monsieur le maire pense que 30% à Sartrouville c’est beaucoup trop ! Heureusement ils étaient déjà là avant son arrivée… mais cela explique peut être sa frénésie de démolitions.

Le Programme Local de l’Habitat Intercommunal (PLHI) validé par la CCBS (communauté des communes de la boucle de la seine) indique pour les 6 années à venir pour Sartrouville les constructions suivantes :

844 en Privé pur soit 65%
304 en Locatif social soit 23%
153 en Accession aidée soit 12%

Les chiffres parlent d’eux-mêmes !

Tout au long de ces rénovations, le développement économique n’est pas pris en compte. Le déséquilibre dans la répartition des professionnels entre le centre ville et le plateau ira en s’aggravant.

Nos enfants ne pourront plus habiter dans la ville où ils sont nés et où ils ont leurs attaches. Premièrement parce qu’il n’y a pas de logements T1 et T2 prévus pour eux et deuxièmement, le niveau des loyers proposés leur sera inaccessible.

« La place Alexandre Dumas futur cœur du plateau » Un cœur sans poumon économique ne vit pas longtemps et la qualité de vie tant promise par monsieur le maire ne sera pas au rendez vous.

Un projet sans aucune ambition, nous aurions construit l’avenir pour les habitants actuels et pour les générations futures.

Jacques VITRAC Agir pour Sartrouville
Parti Socialiste jacques.vitrac5@orange.fr

16
sept
2009

Nous voulons des actes, pas des paroles !

La crise financière, économique et sociale que nous subissons depuis plusieurs mois s’amplifie et ses effets provoquent de plus en plus de dégâts, notamment parmi les plus démunis de nos concitoyens.
Le chômage continue d’augmenter au rythme des restructurations, des délocalisations et des fermetures d’entreprises qui bien souvent ont bénéficié d’aides publiques.
Cette crise aurait pu être interprétée comme une invitation à transformer le système et non comme une simple défaillance. Elle aurait pu permettre de remettre le politique au-dessus de l’économique et de fonder une société où l’humain retrouverait toute sa place, à condition de redonner pleinement à la puissance publique tout son rôle régulateur.
La première leçon, et la période qui vient de s’écouler le montre bien : il ne peut y avoir de développement et de protection des citoyens sans une puissance publique forte. A elle seule, la main invisible chère aux libéraux ne peut ni assurer la justice sociale ni, nous en avons la démonstration, le fonctionnement même de l’économie.
Et que fait le gouvernement de M. Sarkozy pour améliorer la situation précaire de beaucoup de Français ? Il supprime plus de 13 000 postes de professeurs, augmente les tarifs de l’électricité, lance son projet de privatisation de la poste, projette d’augmenter le forfait hospitalier… toutes mesures qui rendent encore plus difficile notre vie quotidienne.

Pourtant, presque chaque jour, le rôle de l’Etat est fortement rappelé, dans tous les médias, tout comme la nécessité de réguler le marché et de refondre le capitalisme. De belles paroles, mais où sont les actes ? Depuis plus d’un an, nous n’assistons qu’à une  dérégulation et au renforcement d’un libéralisme qui créé et renforce les inégalités, que ce soit en matière économique ou de législation sociale.

Nous ne voulons plus de belles paroles, nous voulons des actes, des mesures qui atténuent la pression de cette crise et améliorent la vie des Français

Révelyne CHABRUN

 

 

 

 

 

08
oct
2008

Crise financière ou récession sociale ?

 

L’activité économique s’affaiblit en France. Pour la majorité des salariés, des retraités, des privés d’emploi, la réalité est là : le pouvoir d’achat ne cesse de diminuer.

Contrairement aux raisons invoquées par le gouvernement : la hausse des prix des matières premières, le niveau élevé de l’euro par rapport au dollar et la crise financière éclatée aux Etats-Unis, nous sommes devant une crise structurelle.

Pour augmenter la rentabilité du capital, les entreprises mettent la pression sur les travailleurs : elles suppriment des emplois malgré les bénéfices, elles s’opposent à la hausse des salaires, elles développent la précarité et elles n’investissent plus suffisamment.

La faiblesse de l’activité économique en France a surtout des causes internes. Il est impératif de prendre des mesures spécifiques pour remédier particulièrement à trois faiblesses : celle de la consommation et de l’investissement, celle de l’emploi et, enfin celle du pouvoir d’achat.

Cessons de socialiser les pertes et de privatiser les bénéfices !

L’augmentation seule du niveau du pouvoir d’achat permettrait de relancer l’économie française.

Nos concitoyens en sont conscients : ils sont 82% à critiquer la politique du gouvernement de Monsieur Sarkozy qui ne fait rien pour améliorer leur pouvoir d’achat.

Jacques VITRAC

Parti Socialiste

« Agir pour Sartrouville »

23
sept
2008

« Si vous trouvez que la culture coûte trop cher, essayez l’ignorance ! »

Derek Bok, ancien président d’Harvard, rappelait que tout a un coût mais que certains secteurs doivent être l’objet de toutes les attentions des politiques : l’éducation et la culture.

A Sartrouville, dans le droit fil de la politique actuelle du gouvernement, la majorité UMP applique une politique minimaliste: les subventions aux associations ou organismes culturels sont gelées depuis 1995, ce qui a consisté à les diviser par deux compte tenu de l’inflation. C’est notamment le cas du Centre Dramatique National (Théâtre Jacques Brel) qui, pour respecter son cahier des charges, c’est-à-dire essentiellement la production de spectacles de théâtre, doit restreindre ses possibilités d’achats de spectacles coûteux.

Autre exemple, contrairement à ce qui est affiché dans les discours,  la Municipalité organise la stagnation de l’Ecole Municipale des Arts (EMA). Tout est fait pour que le nombre d’utilisateurs n’augmente pas : diminution des heures de cours dans les trois départements, nouveaux locaux des Arts Plastiques à Gagarine dimensionnés à minima, devant fonctionner sans personnel d’accueil, ni information auprès des futurs riverains. Aucun secrétariat n’est prévu dans les locaux de Gagarine, les élèves devront donc s’inscrire dans les locaux actuels et suivre des cours ailleurs.
Dans le même temps, le conseil municipal a voté des hausses de tarifs importantes pour les adhérents de l’EMA : +33% pour les frais d’inscription (de 9 à 12€), +6% environ (parfois plus) pour les activités de danse, musique et arts plastiques. Si la municipalité veut aligner les tarifs pour les non-Sartrouvillois sur ceux pratiqués dans les autres communes, pourquoi pas ? Mais pourquoi pénaliser les habitants de Sartrouville par des hausses de tarifs importantes? Cette année, le tarif trimestriel pour un élève qui suit un cours de formation musicale (cours collectif de solfège) et un cours d’instrument (cours individuel de 30mn pour les élèves de 1er cycle) est de 102 € par trimestre, sans qu’aucun tarif dégressif ne soit proposé en fonction des revenus de la famille, ou en fonction du nombre de personnes de la même famille inscrites à l’EMA. Les élus de la liste Agir pour Sartrouville ont voté contre ces hausses de tarifs et ont demandé que des tarifs dégressifs soient proposés par l’EMA  pour les familles ayant plusieurs enfants ou adultes fréquentant les cours de musique, arts plastiques ou danse. Compte tenu des tarifs actuellement pratiqués, peut-on dire que la culture est accessible à tous ?

Le Maire dit régulièrement que Sartrouville est une ville pauvre, elle est surtout dépourvue d’ambition, donc sans dynamisme et par voie de conséquence effectivement paupérisée économiquement. La culture en est un dramatique exemple : une médiathèque construite en S.C.I. (donc sans possibilité d’obtenir de subventions de la Région), coincée entre une agence immobilière et des appartements privés; la petite salle pour le théâtre, projet prioritaire du Ministère de la Culture en 2002, et financé essentiellement par l’Etat, attend toujours de voir le jour, ce qui aurait permis de réduire les coûts de fonctionnement de Jacques Brel et de libérer la salle Gérard Philippe pour les besoins d’autres utilisateurs (théâtre amateur, spectacles de danse, de musique, fêtes des différentes associations…) ; la rénovation de l’EMA (Musique et Danse) promise en 2000 verra peut-être le jour ….en 2014 ? ….et quand parlera-t-on d’un vrai projet de salle d’exposition dans les locaux de l’ancienne Eglise St Paul? Sans parler des arts du cirque totalement absents à Sartrouville, de l’absence de manifestations culturelles d’envergure qui permettent à Sartrouville d’être une ville connue et reconnue.
Un projet culturel ne se gère pas de la même façon qu’une opération de promotion immobilière !
Le problème du financement de la culture n’est pas nouveau et la volonté de limiter des éventuels gaspillages est légitime.  Mais comme le disait Victor Hugo, nous devons résister à ces bien maigres économies qui causeront de bien grands dégâts.

Sylvie Piéjus
, Conseiller Municipal

04
avr
2008

Tribune d’avril 2008

La hausse des prix et le blocage des salaires, ajoutés à la hausse des prélèvements et au déremboursement d’un grand nombre de médicaments ont entraîné une diminution du pouvoir d’achat des salariés et des retraités.

C’est un printemps maussade pour les Français et les Sartrouvillois.

La droite a perdu les élections mais le Président de la République n’en a pas tiré les conséquences qui s’imposent, et encourage la poursuite d’une politique économique et sociale qui affaiblit la France.

La dernière trouvaille pour  diminuer la dette de l’état qui a explosé avec les cadeaux fait aux plus fortunés, comme le bouclier fiscal, est de supprimer des postes de fonctionnaires. Et pas n’importe lesquels : les enseignants. Dès la rentrée 2008, plus de 8 500 postes seront supprimés dans l’éducation !

D’un côté on parle de lutter contre l’échec scolaire et de l’autre côté, on supprime des enseignants. Un grand nombre de postes d’enseignants spécialisés pour les enfants en très grande difficulté disparaîtront dès la rentrée prochaine.

Dans le primaire, ce sont deux heures de cours par semaine en moins mais des matières en plus à enseigner.

Dans les collèges et les lycées on se dirige vers des classes à 35 ou 40 élèves mais le ministre nous affirme, sans sourciller, que la qualité de l’enseignement n’en pâtira pas !!

 Avec les élèves, les lycéens, les professeurs et les parents d’élèves, nous nous opposons à ces mesures qui ne pourront qu’aggraver les situations d’échec scolaire, déjà trop nombreuses dans nos écoles et lycées.

Révelyne Chabrun

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